Au réveil, grand bleu sur la chaîne, 23,6km de descente m’attendent, vilain temps pour mes genoux. Le rio Aragon court à mon côté, d’innombrables “riachuelos“ dégringolent des sommets, les prairies sont d’un vert intense, les genêts en fleurs diffusent leur parfum envoûtant, la province de Huesca affiche ses plus belles couleurs de printemps.
Je quitte le Chemin pour traverser Villanua. Non pas pour profiter de l’architecture minimaliste du lieu, mais pour m’arrêter dans l’un de mes bars préférés “y almorzar un poco“. “Patatas bravas, chorizo y una caña de cerveza“, je me sens déjà mieux, un peu plus Aragonais “de verdad“.

Je repars vers Castiello de Jaca, le sentier se charge de grosses pierres blanches, la végétation se rabougrit, le chant des grillons s’intensifie avec la chaleur, des odeurs de garrigue rappellent que nous sommes passés sous influence méditerranéenne.
Je repense à mon ascension d’hier, au froid, à la neige, aux chaussures qui n’avaient pas le temps de sécher d’un jour à l’autre et j’imagine le dicton du jour :
“Qui marche en France, reste mouillé, qui traverse l’Espagne, finit bronzé“.

Photographie de Maria José Gutiérrez Lera.
Il n’est pas plus de 14h30 quand j’arrive à l’étape, repos complet jusqu’à lundi matin, 8h00.
Dimanche, 17 mai 2009.
Jaca
Repos.

yo Jacques
Je vois que tu as sorti le tee-shirt de la Colas (pour ceux qui ne connaissent pas, c’est une entreprise de TP à qui Jacques à piqué ce tee-shirt). Au moins, avec ce tee-shirt, si tu tombes sur un ours pas de danger, il va prendre ses jambes à son cou et se tirer vite fait !!!!!!!!
Bon courage pour la suite et pense à boire, mais pas trop de cerveza quand même !!!!!
bye bye
Hombre ! Je vois que tu t’es mis aux bâtons. La sagesse viendrait-elle du chemin ?
bises de mai
J’aurais bien aimé travailler pour la Colas, mais non, j’attends une offre intéressante pour un suivi de beau chantier.
Bye, je t’attends à Santiago.
Que je sache, je ne t’ai jamais vu marcher avec des bâtons?…
C’est pratique dans certains passage, ok, mais ils continuent de bien m’énerver quand je dois prendre une photo.
C’est quand même encombrant quand tu n’as pas qu’à marcher (réfléchir par exemple).
Bisous à vous deux.