Pas de brume ce matin, le ciel est couvert, tout simplement.
Le parcours est toujours aussi agréable, sentiers en sous-bois et traversée de villages celtes. Petites chapelles de granit, calvaires et buissons d’hortensias, rien ne manque à l’appel. On se croirait en Côtes d’Armor. Deux passages de gué sur de grosses dalles ajoutent un petit plus original.


Et, régulièrement, des bosquets d’eucalyptus emplissent l’espace de leur parfum si caractéristique.
Les dix derniers kilomètres sont moins bucoliques. Le relief se plisse et nous offre trois descentes casse-rotules en alternance avec trois ascensions casse-pattes. Le soleil ayant fait son apparition vers 11h00, ces dernières difficultés effectuées sous la chaleur m’ont éreinté.

La dernière étape de cette aventure de 10 semaines ne sera pas facile (37 km), mais c’est la dernière et il n’est pas de pèlerinage sans un peu de souffrance. Avant d’atteindre Compostelle, je passerai par Lavacolla où, traditionnellement, les pèlerins se lavaient de la tête aux pieds afin de se présenter, propres, devant Santiago. Et pour bien insister sur le fait qu’il n’y avait que des hommes sur le Chemin, ce lieu-dit s’est naturellement appelé Lavacolla. À l’époque, les seules pèlerines qu’enfilaient les pèlerins étaient de lourdes capes qui les protégeaient de la pluie et du froid. Je pense que je me contenterai d’y mouiller mon chapeau.
Me voilà, maintenant, plus près de mes souvenirs que de la découverte (sic).
Comme la journée sera longue (6h30 – 17h00) et chaude, n’hésitez pas à m’appeler où à m’envoyer des messages d’encouragement, je risque d’en avoir besoin (00 34 687 80 95 34).
Et n’oubliez pas, ce soir, à partir de 23h15, “Allô la planète“ / France Inter.
Samedi 20 Juin 2009, soixante deuxième et dernière étape.
Arzùa – Santiago de Compostela
37 km, 9h15 de marche.

Courage, c’est bientot fini, te reste plus qu’a revenir. Au fait, on ne voie jamais de pèlerins sur le chemin du retour, où sont-ils, restent-ils à st-jacques ? doit y avoir du monde !!!
Bonne dernière étape comme il a dit sur France-Inter.
À bientôt
rob
Yo Jacques
Bon, ça y est, tu es au bout du bout.;o) ça c’est fait !!!!! Maintenant petit colis par les PTT pour Jean-Yves ( LE tireur/filtreur) et après les planches et tirages de lecture et à toi les joies de l’éditing.
Petite aparté, toi c’est pas les pèlerines que tu as enfilé , mais les « cagnas » aux coins de tous les zincs des bistrots que tu as trouvé sur le chemin !!!!!
Take care et encore bien vue pour ce projet mené à son terme sans trop de soucis!!!!! ;o)
Serge
Bonne fin de route M. Valat et, surtout, une arrivée à Santiago de Compostella comme vous le souhaitez en espérant que la multitude saura vous laisser des instants de solitude. Un beau bonjour du Québec.
superbe endroit